Pages : 1|2|3|4|5|6|7|8|9|10...

08 février

.

20100208-kerity.jpg
23:23:04 - willy - Catégorie: passages -

15 janvier

...

20100115-Tatarak.jpg
22:52:37 - willy - Catégorie: cinéma -

09 janvier

..

20100109-white-material.jpg


20100109-tisseuse.jpg
17:29:11 - willy - Catégorie: cinéma -

06 janvier

#39

20100106-cover.jpg
22:30:53 - willy - Catégorie: le coeur de pierre -

03 janvier

.

20100103-frehel.jpg


20100103-guirec.jpg
19:05:40 - willy - Catégorie: passages -

02 janvier

il s'agit de rester connecté au grand corps indistinct du commun,

avec lequel la "communication" se fera essentiellement sur un mode phatique, c'est-à-dire sans contenu sémantique, sur le simple modèle du contact sans médiation. Des connexions plutôt que des relations, et qui présupposent toujours l'homogénéité des termes. Le système requiert avant tout la mobilisation de tous, le reste (les relations singulières) est sans importance. Aussi est-il parfaitement impossible de séparer sérieusement les deux pôles que sont la surveillance globale et la communication globale. Dans les deux cas il s'agit d'assurer une communication horizontale du pouvoir et de la norme, et de produire une société immédiate, immédiatement harmonieuse, indépendamment de la médiation politique et de la représentation. C'est en les séparant qu'on entretient l'idée que le contrôle n'est qu'une "dérive" d'un système en lui-même vertueux, producteur de libertés et de communication. Là encore, les travaux de Foucault ont montré comment la libéralisation politique n'avait été possible qu'à partir des techniques nouvelles de contrôle social. Le libéralisme n'est pas l'accomplissement de la destination morale de l'homme, mais un certain régime de pouvoir, au sein duquel des libertés sont produites dans la mesure même où elles s'avèrent contrôlables et prévisibles.
18:56:04 - willy - Catégorie: cahier de citations -

30 décembre

..

20091230-thelimitsofcontrol1.jpg
00:35:14 - willy - Catégorie: cinéma -

29 décembre

joe's nyc

20091229-Rain-in-the-Sunset.jpg
18:52:39 - willy - Catégorie: like the others -

28 décembre

Le meurtrier le plus odieux est aussi la victime d'une société

qui tient pour une vertu de répartir équitablement son inhumanité à tous les degrés de sa hiérarchie. C'est pourquoi les malfaisants ont besoin de défenseurs, à plus d'un titre.
Il faut empêcher la foule de laver sa culpabilité dans le sang du bouc émissaire ; briser le cercle qui enchaîne au forfait le châtiment de la mort ou de la prison ; en finir, surtout, avec une justice qui, équilibrant sur les plateaux de la balance la malédiction ontologique de l'assassin et les infortunes de l'assassiné, dissimule sous le fatras des justifications psychologiques l'usage incantatoire de payer et de faire payer.
Tout procès intenté à la barbarie se devrait de mettre au banc des accusés le despotisme économique qui étouffe la vie et l'abandonne aux soubresauts hargneux du ressentiment. Il n'y a d'autre verdict que l'instauration d'une société plus humaine. L'innocence est le fruit du bonheur.
16:42:39 - willy - Catégorie: cahier de citations -

26 décembre

Ragoût de homard au beaujolais blanc

20091226-homard.jpg


Pour 4 personnes
Préparation : 30 mn
Cuisson : 45 mn

Ingrédients : 2 homards de 600 gr environ / 2 c. à soupe d'huile d'olive / 1 carotte / 1 branche de céleri / 1 bulbe de fenouil / 2 échalotes / 15 cl de beaujolais blanc / 25 cl de crème fraîche / 1 dose de safran en filaments / 3 brins de persil plat / 4 brins de ciboulette / Sel / poivre blanc du moulin

Faites infuser le safran dans un peu d'eau tiède pendant 15 mn.

Portez une grande quantité d'eau salée à ébullition et plongez-y les homards. Faire cuire 8 mn. Passez sous l'eau froide et égouttez. Décortiquez les homards.

Epluchez les légumes et coupez-les en petits morceaux. Epluchez et émincez les échalotes. Faites chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse et faites revenir les échalotes pendant 3 mn sans les laisser colorer. Ajoutez les légumes et faites revenir pendant 15 mn. Déglacez avec le beaujolais blanc. Ajoutez le safran, puis le crème et faites chauffer sur feu doux. Ajoutez la chair du homard. Maintenez au chaud sur feu très doux.

Répartissez le ragoût dans des assiettes creuses chaudes et parsemez de ciboulette et de persil plat.

Dégustez avec un beaujolais blanc.
18:40:33 - willy - Catégorie: cuisine -

12 décembre

.

16:16:04 - willy - Catégorie: cinéma -

01 décembre

Nous avons réalisé la prophétie : l'absence de but.

L'errance a cessé d'être retour à l'origine, elle n'est même plus ab-errance qui supposerait encore un point fixe, elle est aussi loin de l'erreur que de la vérité. Elle a conquis l'autonomie dans une sorte d'immobilité, catatonie.
19:34:18 - willy - Catégorie: cahier de citations -

30 novembre

....

01:46:28 - willy - Catégorie: passages -

11 novembre

La lutte a commencé très vite avec la mort.



Il fallait y aller doux avec elle, avec délicatesse, tact, doigté. Elle le cernait de tous les côtés. Mais tout de même il y avait encore un moyen de l'atteindre lui, ce n'était pas grand, cette ouverture par où communiquer avec lui mais la vie était quand même en lui, à peine une écharde, mais une écharde quand même. La mort montait à l'assaut. 39,5 le premier jour. Puis 40. Puis 41. La mort s'essoufflait. 41 : le cœur vibrait comme une corde de violon. 41, toujours, mais il vibre. Le cœur, pensions-nous, le cœur va s'arrêter. Toujours 41. La mort, à coups de boutoir, frappe, mais le cœur est sourd. Ce n'est pas possible, le cœur va s'arrêter. Non.

De la bouillie, avait dit le docteur, par cuillers à café. Six ou sept fois par jour on lui donnait de la bouillie. Une cuiller à café de bouillie l'étouffait, il s'accrochait à nos mains, il cherchait l'air et retombait sur son lit. Mais il avalait. De même six à sept fois par jour il demandait à faire. On le soulevait en le prenant par-dessous les genoux et sous les bras. Il devait peser entre trente-sept et trente-huit kilos : l'os, la peau, le foie, les intestins, la cervelle, le poumon, tout compris : trente-huit kilos répartis sur un corps d'un mètre soixante-dix-huit. On le posait sur le seau hygiénique sur le bord duquel on disposait un petit coussin : là où les articulations jouaient à nu sous la peau, la peau était à vif. [...] Une fois assis sur son seau, il faisait d'un seul coup, dans un glou-glou énorme, inattendu, démesuré. Ce que se retenait de faire le cœur, l'anus ne pouvait pas le retenir, il lâchait son contenu. Tout, ou presque, lâchait son contenu, même les doigts qui ne retenaient plus les ongles, qui les lâchaient à leur tour. Le cœur, lui, continuait à retenir son contenu. Le cœur. Et la tête. Hagarde, mais sublime, seule, elle sortait de ce charnier, elle émergeait, se souvenait, racontait, reconnaissait, réclamait. Parlait. Parlait. La tête tenait au corps par le cou comme d'habitude les têtes tiennent, mais ce cou était tellement réduit — on en faisait le tour d'une seule main — tellement desséché qu'on se demandait comment la vie y passait, une cuiller à café de bouillie y passait à grand-peine et le bouchait. Au commencement le cou faisait un angle droit avec l'épaule. En haut, le cou pénétrait à l'intérieur du squelette, il collait en haut des mâchoires, s'enroulait autour des ligaments comme un lierre. Au travers on voyait se dessiner les vertèbres, les carotides, les nerfs, le pharynx et passer le sang : la peau était devenue du papier à cigarettes. Il faisait donc cette chose gluante vert sombre qui bouillonnait, merde que personne n'avait encore vue. Lorsqu'il l'avait faite on le recouchait, il était anéanti, les yeux mi-clos, longtemps.

Pendant dix-sept jours, l'aspect de cette merde resta le même. Elle était inhumaine. Elle le séparait de nous plus que la fièvre, plus que la maigreur, les doigts désonglés, les traces de coups des S.S. On lui donnait de la bouillie jaune d'or, bouillie pour nourrisson et elle ressortait de lui vert sombre comme de la vase de marécage. Le seau hygiénique fermé on entendait les bulles lorsqu'elles crevaient à la surface. Elle aurait pu rappeler — glaireuse et gluante — un gros crachat. Dès qu'elle sortait, la chambre s'emplissait d'une odeur qui n'était pas celle de la putréfaction, du cadavre — y avait-il d'ailleurs encore dans son corps matière à cadavre — mais plutôt celle d'un humus végétal, l'odeur des feuilles mortes, celle des sous-bois trop épais. C'était là en effet une odeur sombre, épaisse comme le reflet de cette nuit épaisse de laquelle il émergeait et que nous ne connaîtrions jamais. (Je m'appuyais aux persiennes, la rue sous mes yeux passait, et comme ils ne savaient pas ce qui arrivait dans la chambre, j'avais envie de leur dire que dans cette chambre au-dessus d'eux, un homme était revenu des camps allemands, vivant.)
13:26:08 - willy - Catégorie: cahier de citations -

09 novembre

...

00:06:20 - willy - Catégorie: cinéma -
Pages : 1|2|3|4|5|6|7|8|9|10...